La réforme du rythme scolaire avance et devrait entrer en vigueur dès la rentrée 2013 malgré quelques inquiétudes émises par les enseignants et les collectivités locales.
Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire a publié jeudi les résultats d'un sondage révélant que seule la moitié des enseignants est favorable au retour à la semaine de 4,5 jours (contre 4 actuellement) : 20 % sont "tout à fait favorables", 30 % "plutôt favorables", mais 19 % sont "plutôt opposés" et 28 % "tout à fait opposés" (3 % ne se prononcent pas). "Les enseignants considèrent que ce n'est pas là la priorité pour réformer l'école primaire. Les enjeux sont ailleurs. Il faut, par exemple, un allègement significatif de la journée scolaire et une réforme des programmes". La question des devoirs, dont le président Hollande s'est engagé à ce qu'ils soient faits à l'école, "a été remisée au placard" par Vincent Peillon lors d'une rencontre lundi soir, a dit M. Sihr, secrétaire général de SNUipp-FSU.
La semaine scolaire passera à 4 jours ½ au lieu de 4. La ½ journée
supplémentaire sera le mercredi ou le samedi matin selon les communes. Les
enfants auront cours 5 heures et le reste du temps, un animateur prendrait la relève pour des activités périscolaires ou une aide aux devoirs personnalisée. Les collectivités locales évaluent cette réforme
à une valeur 600 millions d’euros. Qui va payer ? Des pourparlers sont en
cours entre le gouvernement et les mairies pour une prise en charge partielles
du financement. L'Association des maires
de France (AMF) a été reçue jeudi à l'Elysée et a interpellé François Hollande
sur "les difficultés de mise en œuvre"
de la réforme des rythmes scolaires. Les maires souhaitent "que l'Etat limite le coût de la réforme
et s'interrogent sur sa prise en charge des dépenses supplémentaires
induites", selon un communiqué.

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